Rire d'ombre Couverture du livre Rire d'ombre
Lucie laplanche
Humour, Réflexion
Les éditions L’Écharpe d’Iris
18/01/2026
Broché et Kindle
112

Rire d’ombre de Lucie Laplanche est un recueil de sept nouvelles qui se lisent au premier degré, avec cette fausse simplicité qui cache une vraie finesse d’observation. L’autrice propose une écriture épurée, fluide, immédiatement accessible, à laquelle on s’attache sans effort. Chaque texte installe une situation familière, presque banale, puis glisse doucement vers l’étrange, laissant le lecteur dans un léger déséquilibre.
Ce qui frappe, c’est cette zone trouble que Lucie Laplanche explore avec justesse : à chaque histoire, on se demande où s’arrête le possible et où commence l’imaginaire. La folie affleure parfois, la bêtise humaine n’est jamais loin, mais toujours traitée sans lourdeur ni jugement. L’humour est discret, souvent sombre, et agit comme un révélateur plutôt qu’un effet.
A mon sens, parmi les nouvelles, L’Échange et Quotient beauté se détachent particulièrement. La première interroge avec intelligence nos compromis intimes et moraux, tandis que la seconde questionne les normes et les absurdités de la perception sociale avec une ironie fine et dérangeante. Deux textes qui restent en tête longtemps après la lecture.

Synopsis :
Ce recueil intense regroupe un choix de sept nouvelles noires proposées par l'auteure autour de personnages psychologiquement fragiles et bancals. Sur des sujets très sérieux comme le drame amoureux, l'eugénisme, ou encore le harcèlement scolaire, il raconte avec cynisme, et beaucoup de flegme, des histoires bizarres, loufoques, improbables et intemporelles. L'ouvrage qui ne se prend jamais au sérieux, jongle entre glauque et fantaisie et même dans sa noirceur, on peut voir surgir un second degré qui rend le récit plus léger. Les mots sont donc teintés d'ironie et illustrent à quel point la quête de l'idéal, que ce soit dans les relations, les apparences ou les ambitions personnelles, peut conduire à la désillusion et à la tragédie. Lucie Laplanche utilise la noirceur non seulement comme un élément de choc, mais aussi comme un moyen de révélation des vérités souvent oubliées ou ignorées sur notre société. Dans un style simple, ce livre explore les travers de l'âme humaine.

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